VALENTIN BAJOLLE #18

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valentin bajolle diplômé Penninghen
PORTRAIT

Valentin Bajolle a été diplômé en direction artistique à Penninghen en 2018, à l'issue d’un cursus en cinq ans. A l’occasion de son exposition à la ville A des arts qui s’est déroulée en février 2022, Valentin a accepté de revenir avec nous sur ses années d’études à Penninghen et sur sa carrière artistique qu’il mène depuis plus de 4 ans

Outre l'ambition de devenir designer graphique, l'appétence pour la typographie, l'édition et l'identité visuelle, c'est aussi la richesse culturelle et artistique de la capitale qui attire ce marseillais d'origine pour ses études, l'amenant ainsi à franchir les portes de Penninghen en 2013 pour y obtenir un diplôme en direction artistique.

 

Des années passionnantes, qui demandaient un investissement réel et constant

 

Que retenez-vous de vos années d’études à Penninghen ? Y-a-t-il des disciplines ou des apprentissages particuliers qui vous servent aujourd’hui dans votre pratique ?

Les cinq années passées à Penninghen ont été pour moi des années passionnantes, qui demandaient un investissement réel et constant afin d’éviter les nuits blanches de travail à répétition. Tout ce que j’ai pu y faire infuse de manière plus ou moins consciente dans mon travail : dessiner un caractère typographique, un croquis de nu,réaliser une série de photographie… Il y a toujours une logique à trouver puis une façon de faire appropriée.

Quelle a été la rencontre la plus marquante durant vos études à Penninghen ?

Il y en a deux : Muriel Paris, qui enseigne la typographie et le design éditorial durant deux années et Étienne Robial, qui a suivi mon diplôme. J’admire la précision de leurs regards et la connaissance profonde de leur domaine. Jongler avec les alphabets, les grilles, les formats, creuser toujours plus profond dans des choses simples était avec eux un plaisir et un apprentissage essentiel.

Je me suis senti à ma place, parmi les œuvres et en échangeant avec le public.

 

Vous avez récemment exposé à la Ville A des Arts, comment avez-vous eu cette opportunité ?

Violette Coudel (diplômée de Penninghen en direction artistique en 2018), avait exposé dans cette même galerie l’année passée. Elle a été contactée par la directrice qui cherchait un(e) jeune artiste pour exposer dans ce créneau.

 

Comment se prépare une exposition ?

Il y a plusieurs étapes : sélectionner les œuvres, vernir les tableaux, « marie-louiser» les dessins et les encadrer, écrire sur son travail, envoyer un maximum d’invitations, communiquer sur les réseaux, préparer une scénographie qui mette en valeur l’ensemble.

Et puis croiser les doigts.

Combien d'œuvres avez-vous exposées ?

J'ai choisi de présenter quinze dessins au format A5 ainsi que huit peintures allant du format 55 × 46 cm au format 195 × 130 cm.

 

Quels retours avez-vous eu concernant cette exposition ?

L’exposition a été très bien accueillie. Les encouragements de la part de professionnels, de connaissances ou de curieux sont des sources de motivation importantes que l’on a pas au quotidien, seul face à la toile.

Était-ce votre première exposition ? Qu’avez-vous ressenti ?

C’était ma première exposition et je sais que j’en garderai un souvenir précieux. Je me suis senti à ma place, parmi les œuvres et en échangeant avec le public. Une telle expérience permet de « tester » les œuvres dans l’espace, voir ce qui fonctionne déjà, ce qui doit évoluer. C’est un peu l’équivalent du concert pour un musicien, on travaille beaucoup de son côté pour avoir un court instant de partage tous ensemble.

Chaque œuvre déclenche de nouvelles envies, de nouveaux procédés, de nouvelles idées pour l’œuvre suivante.

 

Où puisez-vous votre inspiration et votre création ? Avez-vous des références ?

Je cherche directement sur la toile (ou la feuille), sans réaliser de croquis préparatoire. Chaque œuvre déclenche en moi de nouvelles envies, de nouveaux procédés, de nouvelles idées pour l’œuvre suivante. Pour ce qui est des références j’admire le travail de nombreux(ses) artistes, toutes époques confondues : Jérôme Bosch, Joan Miró, Germaine Richier, Antony Gormley...

Y-a-t-il selon vous un “style” Valentin Bajolle ?

Je ne sais pas s’il y a un “style” Valentin Bajolle mais je crois qu’il y a un lien entre les œuvres, que ce soit dans le fond ou dans la forme. À vrai dire je regarde tout cela de l’intérieur donc c’est difficile à dire de mon point de vue.

 

Vous travaillez en tant qu’artiste indépendant depuis l’obtention de votre diplôme à Penninghen, sur quel type de projet travaillez-vous ?

En tant que graphiste j’ai exercé dans les domaines de la typographie, de la conception de livres, de l’identité visuelle etc. avec des institutions culturelles publiques ou privées et des entreprises. En tant qu’artiste je n’ai qu’un seul « projet » qui inclut tout ce que je fais, je vois les œuvres comme les étapes d’un cheminement global.

 

Quels conseils donneriez-vous à un futur étudiant à Penninghen ?

Se procurer un carnet, un crayon 2B (mine tendre) et dessiner tout ce qui l’entoure, que ce soit en deux minutes ou en deux heures ; lire sur le design et l’architecture, manger cinq fruits et légumes par jour et bien dormir.

 

Quels sont vos projets futurs ?

Participer à de nouvelles expositions, continuer de faire évoluer la peinture, explorer de nouveaux médiums.

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