Trois majors 2026, trois axes créatifs
Au vu des notes du contrôle continu et des évaluations obtenues par le jury de diplôme 2026, trois majors se sont distingués, chacun dans sa filière, appréciés pour leur approche, leur vision et la qualité de l’exécution.
Sensibilité et pragmatisme, poésie et prise de conscience, imagination et réalisme, tous trois ont su, par leur approche, donner à leur projet un axe créatif à des contingences et interrogations urbaines, éthiques, sociales et résolument humaines.
Chloé GAVEAU, major en Architecture Intérieure pour son projet Staging Ground, Platforms as everyday scenes
Série de plateformes prolongeant le sol existant pour accompagner les postures et les usages du quotidien. S’asseoir face à l’eau, Lire, Partager un repas, Se retrouver, Discuter. Donner au sol des formes pour s’installer, laisser les usages prendre place. Elles n’imposent pas d’usage unique, elles accueillent des manières déjà présentes d’occuper l’espace.
Projet suivi par l’architecte et enseignant Arthur Van Peteghem
Mathys BOUKADIDA-VALS, major en Communication pour son projet Made in Bangladesh, Faire de l’origine une valeur
Label éditorial qui redéfinit une origine de production dépréciée. Bien que centrale dans l’industrie textile mondiale, celle-ci reste invisibilisée et réduite à une image négative. En repositionnant le Made in Bangladesh comme un territoire de progrès, le projet vise à instaurer un cercle vertueux : mieux informer pour mieux choisir, mieux valoriser pour mieux produire.
Projet suivi par la directrice artistique et enseignante Layla Gras
Adèle MENOU, major en Direction Artistique Image et Média pour son projet LOMECHUSA, Chroniques d’un éco-système invisible.
Roman graphique qui suit Jean-Jacques, personne sans-abri, dans la perte de son identité, face aux mécanismes de déshumanisation qu’il subit. Il y rencontre Pascal et Lionel, deux anciennes personnes sans abri, qui participent à sa reconstruction.
Entre réalité sociale et poésie visuelle, Lomechusa retranscrit vies, peurs, passions, et questionne le sans-abrisme dans un univers métaphorique et kafkaïen.
Projet suivi par l’illustrateur et enseignant Sanghon Kim