Conférence sur l'Antarctique 1/3

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Pédagogie

Anne Choquet et Yan Ropert-Coudert ont inauguré le cycle de conférences inaugurales au partenariat avec le think tank Le Cercle Polaire

Le 21 janvier 2026, Penninghen a accueilli l’enseignante-chercheure Anne Choquet, spécialiste du droit des régions polaires et du droit de la mer au sein du CNFRAA, Comité national français des recherches arctiques et antarctiques, et Yan Ropert-Coudert, directeur de recherche au Centre d’Études Biologiques de Chizé dans les Deux-Sèvres.

Antarctique, une utopie réalisée 

Avec clarté et pédagogie, Anne Choquet a présenté le cadre juridique unique qui régit l’Antarctique. Elle a rappelé que ce continent est dédié à des usages exclusivement pacifiques et à la recherche scientifique, menée dans un esprit de coopération entre les 58 pays signataires du Traité sur l’Antarctique. 

“L’Antarctique est reconnu comme une réserve naturelle consacrée à la paix et à la science où l’exploitation minière est interdite, la faune et la flore protégées et toute activité soumise à des évaluations d’impact environnemental.”

Ce modèle de gouvernance, fondé sur le partage des connaissances, est renforcé par le Protocole de Madrid, en vigueur depuis 1998, qui garantit la protection de l’environnement antarctique. Enfin, elle a évoqué l’échéance de 2048, qui pourrait ouvrir la voie à une révision du Protocole, tout en soulignant qu’aucun changement n’est automatique.

La science au coeur de l’idéal polaire 

Yan Ropert-Coudert a invité à rester attentif aux enjeux géopolitiques et environnementaux qui entourent l’Antarctique. Si la coopération scientifique y reste naturelle et efficace, les tensions internationales et le réchauffement climatique peuvent influencer les relations entre États. 

“Toute action en Antarctique a une conséquence sur l’ensemble de l’équilibre terrestre” 

Soulignant l’importance de l’Antarctique comme sanctuaire pour les animaux marins et les oiseaux, protégeant leurs zones de reproduction, de chasse et de migration, le scientifique a présenté le bio-logging, méthode innovante de recherche qui utilise les prédateurs comme indicateurs pour mieux comprendre l’impact du changement climatique sur l’océan Austral. 

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