Sixtine ROS #PENNINGHEN09

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Sixtine Ros, livre « Au Cœur De La Fermentation »
dir. artistique

Sixtine Ros, diplômée en 2009 en direction artistique, aujourd’hui à la tête du studio Atelier 2S, qu’elle a fondé avec son mari, signe les illustrations du livre « Au Cœur De La Fermentation », publié aux éditions Flammarion. A cette occasion, elle acceptée de revenir avec nous sur son parcours à Penninghen et sur les portes que l’école lui a ouvert.

Pourquoi avez-vous choisi d'étudier à Penninghen ?

Initialement, je voulais faire mes études aux beaux-arts de Paris. J’étais très intéressée par la prépa de Penninghen car elle semblait pouvoir me préparer aux concours d’entrée des beaux-arts. Mais après une année à Penninghen, j’ai choisi d’y rester. Le niveau est là, la formation qui nous est dispensée en première année est vraiment géniale et unique. Je ne me voyais pas étudier ailleurs en fin de compte. Je ne regrette pas de ne pas avoir fait les beaux-arts ou les arts déco.

Que retenez-vous de vos années d'études à Penninghen ?

Les trois premières années à Penninghen ont été pour moi les meilleures années de mon cursus. Je découvrais tout. J’ai surtout été marquée par l’équipe enseignante, notamment Michel Bouvet et Pauline Jankowiak, qui ont supervisé mon projet de thèse. Je pense que mes études à Penninghen ont marqué le début d’une confiance en moi et si je suis ce que je suis aujourd’hui c’est grâce aux enseignants. Je n’ai eu que des supers profs et je voudrais pouvoir tous les remercier. Penninghen est encore dans mes veines, j’en parle souvent, j’en garde un très beau souvenir. C’est parce que j’étais diplômée de Penninghen que j’ai obtenu mon premier emploi. C’est une formation qui est très exigeante et qui m’a amené là où je suis aujourd’hui.

 studio Atelier 2S Sixitine Ros

Peu de temps après l’obtention de votre diplôme à Penninghen, vous avez rejoint la société Plage pour qui vous avez développé un module de formation en lien avec vos études à Penninghen.

Oui, c’était mon premier boulot. Je l’ai obtenu par bouche à oreille, on m’a donné le contact d’une société basée à Lille, spécialisée dans le sticker. J’ai passé un entretien avec le patron qui, lorsque je lui ai parlé de Penninghen et de la pédagogie de l’école, a eu l’idée de proposer une formation à l’exigence à tous ses collaborateurs. Il voulait les sensibiliser au beau, comme je l’avais été durant mes études à Penninghen et il m’a donc missionné pour mener à bien ce projet. J’avais 12 personnes à former : le PDG, le DG et l’équipe marketing. Je n’avais jamais fait ça auparavant mais j’ai eu carte blanche. Grâce à l’appui de mon mari et de certains enseignants de Penninghen, j’ai pu réaliser ce projet. C’était passionnant. Suite à ce projet, mon mari et moi avons d’ailleurs été embauchés dans cette société. Nous avons fini par quitter nos jobs pour monter notre propre atelier. La formation ne m’a pas quittée pour autant, en parallèle de notre atelier, je donne des cours de dessin, c’est ma bouffée d'oxygène. J’adore le fait de transmettre ce que j’ai appris à Penninghen. Le fait d’accrocher les dessins à la fin du cours, par exemple, c’est quelque chose que je tiens de mes études à Penninghen et c’est super. On admire chaque production à la fin de chaque cours, on en discute et ça permet à chaque étudiant de progresser.

Penninghen X Sixtine Ros

Au cours de votre carrière, vous avez eu l’opportunité de réaliser des vitrines pour Bonpoint.

Oui, c’est Pauline Jankoviak, enseignante à Penninghen, qui avait encadré ma thèse, qui m’a mise en contact avec Bonpoint. Ils ont fait appel à moi pour réaliser leurs vitrines avec des vêtements en papier. C’était en lien avec mon projet de thèse. C’était un très gros projet, très prenant mais j’en garde un très bon souvenir. Flammarion a récemment publié "Au cœur de la fermentation", un livre pour lequel vous avez réalisé les illustrations et votre mari les textes.

Comment en êtes-vous arrivés à réaliser un tel projet ?

C’est toujours une histoire de rencontres. Une ancienne collègue est mariée au directeur communication de Lesaffre, leader de la levure dans le monde. Ils avaient en interne l’idée d’un livre et par le bouche à oreille, mon mari a été démarché pour les textes et je les ai illustrés. Mes premiers dessins ont plu à Flammarion qui m’a alors proposé d’illustrer tout le livre.

Combien de temps à duré ce projet ?

C’est un projet sur le long terme. Je dirais que j’y ai consacré un peu moins d’un an. La partie dessin a été très dense et j’ai dû la faire en peu de temps. Ça a été un jeu de patience.

Était-ce votre premier projet d'édition ?

Oui. C'était un vieux rêve avec mon mari que de faire un livre mais trouver un éditeur, faire de la promotion de livre n’est pas notre partie. Quand on a eu ce projet c'était presque miraculeux.

Qu'en retenez-vous ?

L’envie de recommencer, d’en avoir d'autres.

Quels sont vos projets futurs ?

Concernant le livre, c’est un vrai succès, il va sans doute y avoir une réédition. Il y a eu une traduction en anglais et il y en aura peut-être une autre espagnol.

Côté ateliers nous travaillons sur différents projets : cela va du site web à la plaquette, mais notre ADN c’est un travail sur mesure ; cela nous permet d’avoir de belles collaborations comme celle-ci.

Sixtine Ros X Penninghen
Penninghen Sixtine Ros diplômée 2009
Sixtine Ros, diplômée Penninghen

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